Trombone Shorty au Bataclan (Paris) le 29 février 2012


Jusqu’au soir du 29 février je ne connaissais pas Trombone Shorty, malgré ses huit albums studio et ses quatre albums live. Et oui, c’est toujours pareil, plus on découvre d’artistes et plus on s’aperçoit qu’il y en a énormément que nous loupons. Ça frustre un peu… Bref, lorsque l’on m’a proposé un concert d’un tromboniste de Nouvelle Orléans ma curiosité m’a poussée à aller le voir.

Rendez-vous, contre-temps, retard, au final j’arrive au concert alors qu’il a déjà commencé mais je n’ai dû louper qu’une ou deux chansons, ça arrive.

Comme je ne connais pas le répertoire du bonhomme je ne peux pas vous dire ce qu’il a interprété précisément mais musicalement ça déborde d’énergie, très rock à l’image de son dernier album, For True d’après ce qu’on m’a dit. Il y a très peu de temps mort. Le son est plutôt satisfaisant, le seul reproche que je pourrais émettre est qu’on entend pas suffisamment les percussions.

Durant tout le concert, Trombone Shorty oscille entre le chant, le trombone et la trompette. Avec lui se trouve un batteur, un percussionniste, un bassiste, un guitariste, un saxophoniste alto et un saxophoniste baryton. Le guitariste et les cuivres parsèment quelques bons solos, tout comme Trombone Shorty qui nous assène un solo époustouflant en alternant deux notes sans discontinuer pendant plusieurs minutes.

Les chansons s’enchaînent, le public, connaisseur, suis le mouvement, une ambiance festive s’empare de la salle. Le concert file à toute allure, on ne voit pas le temps passer. C’est déjà la fin. Applaudissement.

Puis viens le premier rappel. Le groupe revient sur scène et commence un morceau. Au bout d’un moment Trombone Shorty pose ses armes et rejoins le batteur. Sans arrêter le rythme il prend sa place. Là nous nous attendons à un solo de batterie… et non surprise, on voit les autres membres du groupe s’échanger leur instrument également ! Voilà que (de mémoire) le batteur devient guitariste, le guitariste saxophoniste, le percussionniste prend le trombone, le bassiste la trompette un saxophoniste la guitare basse et le second (je ne suis plus sûr) a dû prendre une cloche à vache du percussionniste, tel un vrai jeu de chaises musicales ! Puis ils continuent le morceau comme si de rien était et la qualité reste de mise. En tout cas c’est une très très bonne surprise qui ravit tout le public. Le premier rappel se termine mais le public n’est pas rassasié.

Pas de problème, Trombone Shorty avait prévu le coup, il revient avec sa bande pour un autre morceau. Là avec son trombone, il s’écarte des micros pour se placer sur le devant de la scène, sans sonorisation donc. Le public écoute attentivement, le son est raisonnablement élevé pour que tout le monde entende. Puis les autres membres le copient et s’installent à ses côtés sans micro. Le batteur ne prend que ça caisse clair, le guitare une clache à vache, le percussionniste un cymbale. Et là je vois l’influence du carnaval et des festivals de la Nouvelle Orléans auxquels Trombone Shorty a été élevé. Il montre d’où il vient et qu’il ne l’oublie pas. Et pour l’appuyer un peu plus, voici qu’ils descendent tous en file indienne pour faire un tour dans la fosse en créant un défilé improvisé. Le public leur fait un passage, les applaudit et certains les suivent même. Nous voilà transporté de l’autre côté de l’Atlantique, le jour de Mardi Gras.

C’est pour ces petits instants que l’on va en concert, pour aller au-delà des albums, de partager avec les artistes, qu’il y a un transmission directe. Autant vous dire je ne regrette absolument pas d’y être allé ce soir-là. ^^

 


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