Listen on TuneIn
Listen on Radio Garden


" No AI, no algorithms, just pure human touch. Our playlists and music selections are handpicked and ear-approved by a real, live music aficionado. So, when you tune in to Ness Radio, you're experiencing the magic of human creativity, not a robot's guesswork. "

2025 © Ness Radio

Interview London Afrobeat Collective par DJ Ness Afro


Nous avons rencontré Klibens Michelet, le saxophonistes baryton de ce collectif qui est d’origine Française et qui vit à Londres.
De l’Europe à l’Afrique, de Glastonbury à la « Felabration » à Londres , le London Afrobeat Collective livre une musique ultra festive, née de son ADN internationale. Grooves hypno- tiques, rythmes percussifs et mélodies suaves : Klibens nous parle de leurs quatrième album « Esengo » et de la chanteuse
Juanita Euka, la nièce du mythique guitariste Franco, fondateur de l’ Orchestre T.P.O.K Jazz

Le collectif de neuf membres d’Angleterre, d’Italie, de France, du Congo, d’Argentine et de Nouvelle-Zélande fusionne parfaitement Fela, Parliament Funkadelic et Frank Zappa pour créer une musique originale s’appuyant sur l’Afrobeat , le funk, le jazz, le rock et le dub, créant un son unique porté par la puissante voix de Juanita Euka !

En attendant de les voir en concert à L’alimentation Générale à Paris le dimanche 5 Avril, vous pouvez vous procurer ce nouvel album en vinyl chez Betino et découvrir cette toute nouvelle interview !

Ness Radio : Vous avez bien sortie 4 albums, comment la passion de cette musique est née chez toi, il me semble que tu es le leader du groupe ?

London Afrobeat Collective : Alors, je suis pas leader du groupe, y’a pas de leader en fait, comme le nom l’indique l’aspect Collectif est très important pour nous, on écrit la musique ensemble, on prend nos décisions ensemble, et donc on a tous des parcours différents quant a la passion pour la musique en général et l’afrobeat en particulier. Personnellement j’ai eu la chance de grandir dedans tout simplement! Mes oncles étaient des fans et mêmes des amis de Fela des les années 70, un de mes oncles a contribue a le faire connaitre en Europe en tant que journaliste reporter pour un magazine très important dans la France des années 80 qui s’appelait Actuel. Et puis en général, j’ai grandi dans une famille ou tout le monde jouait constamment de la musique donc la question ne se pose pas vraiment, j’ai toujours vécu la musique comme un besoin naturel, jamais comme une carrière!

Ness Radio : Comment avez vous rencontrer Dele Sosimi et collaborer sur l’excellent Agbajo Owo (ft. Dele Sosimi) extrait de votre premier album ?

London Afrobeat Collective : Quand on a démarre le groupe vers 2010 Dele Sosimi, que vous pouvez retrouvez en interview ici était déjà la parrain de l’afrobeat a Londres, il organisait une soirée mensuelle qui durait toute la nuit et tournait immanquablement en bœuf vers 3h du mat, donc on y allait régulièrement et il nous a toujours encourages et soutenus, c’est un mec super et on a beaucoup de chance. On parle souvent de refaire un featuring, il faudrait qu’on s’y mette!

Ness Radio : Il me semble que vous avez deux titres pour des compil Paris DJ’s produite par DJouls ?

London Afrobeat Collective : Prime Minister qui était déjà sorti en 2013 sur un super EP avec un remix de Captain Planet et Occupy qui était un inédit ?
Oui c’est vrai, ils sortaient des compils super sympa pendant un moment et on a réussi a s’y faufiler, c’est aussi par leur biais qu’on est devenus potes avec Ben Hito qui fait toutes les couvertures de nos albums. Prime Minister était le single qu’on avait sorti avec notre chanteuse de l’époque, une Nigériane du nom de Funke Adeleke, qui en passant nous avait quand même dégote quelques dates a Lagos y compris a l’Afrika Shrine! Et Occupy qui était un morceau instrumental justement sorti quand cette chanteuse nous a quittés!

Ness Radio : C’est la première fois que vous venez faire autant de date en France ?

London Afrobeat Collective : Non ca fait quelques années qu’on tourne bien en France, la dernièrement avec les budgets complètements ravages par les fous au pouvoir c’est un peu plus dur mais pendant quelques années on jouait presque plus en France qu’en Angleterre. En tous ca ca fait super plaisir de s’y remettre, on a vraiment hâte !

Ness Radio : Votre chanteuse est populaire en France, c’est assez bluffant ! Comment s’est fait cette rencontre ?

London Afrobeat Collective : En fait on se croisait souvent, elle fait partie de la scène latino de Londres qui est vraiment très riche, et on se côtoyait quand elle jouait avec d’autres groupes. Surtout notre guitariste qui était aussi manager d’une salle ou les cubains jouaient souvent, il l’a bien aimée et donc quand la chanteuse de l’époque est partie il l’a invitée, et elle a adore le défi de sortir un peu de sa scène de prédilection pour explorer un peu la fusion qu’on essaye de faire entre afrobeat, funk, musique latine et autres influences. Elle en a aussi profité pour introduire l’influence congolaise dans notre son, quelque chose qu’on a adoré.

Découvrez le clip vidéo du nouveau single de ce quatrième album : https://www.youtube.com/watch?v=h6tUySWl2NA

Ness Radio : Le musicien Fela Kuti est le premier Africain à recevoir un Grammy Award, à titre posthume, Apple lance son nouveau Mac avec le mythique ‘Let’s Start’ de Fela avec Giinger Baker, Obama lance un podcast sur Fela…rarement l’Afrobeat n’a été autant médiatisé ?

London Afrobeat Collective : Ca fait quelques années qu’on voit l’Afrobeat sortir de l’ombre tout doucement, c’est génial bien sur, après personnellement je suis un peu un schtroump noir avec tout ce qui touche a l’industrie de la musique. Cette façon de consommer la musique en mode fast food ca me déprime un peu! Donc oui, l’Afrobeat devient plus présent en général, mais d’un autre cote les gens sont tellement bombardés de musiques, de sons, d’information, je crois que très souvent ca leur entre par une oreille et ca ressort par l’autre. Bon je fais mon grincheux pardon. En tous cas nous de notre cote il faut avouer qu’on prend Afrobeat dans le sens large du terme! On l’a mis dans le nom du groupe mais on a quand même pas mal évolué depuis nos débuts, et ce qu’on fait maintenant n’est pas du tout de l’afrobeat classique.

Ness Radio : Peux tu nous parler de la scène Afrobeat en Angleterre, il y a beaucoup de deejays ( Afrocat, Koichi Sakai..) soirées et de groupes comme Ezra Collective au les plus confidentiel Boye PapaGee And Colours Afrobeat à Dublin ?

London Afrobeat Collective : Ca va peut être te surprendre mais en fait on écoute presque jamais d’afrobeat dans le groupe, et quand on sort c’est très rarement dans cette scène. Et comme beaucoup d’autres scènes il y aussi beaucoup de « gardiens », des gens qui ont une certaine position que ce soit DJs, promoteurs etc… et qui ont une certaine influence et s’en servent souvent mal, pour décider ceux qui reçoivent leur support et ceux qui devront galérer. Je donne pas de noms haha!! Apres c’est vrai qu’on a quand même pas mal d’amis qui font partie de la scène, Dele Sosimi et sa tribu, Cubafrobeat et compagnie, mais en fait on est souvent plus attires par la scène jazz qui est vraiment en pleine explosion ici (malgré les gardiens la aussi), tout ce qui est heavy groove, ou musique latine… Mais si tu passes une journées dans le fourgon avec nous en tournée je peux te garantir qu’il y aura pas plus de 1% afrobeat dans notre playlist, bizarrement peut être mais c’est comme ca, et d’un cote c’est ce qui nous permet de créer un style qui est assez unique, enfin j’espère parce que justement c’est la seule chose qui nous intéresse, on laisse les histoires de « scènes » aux gardiens et a leurs sbires, nous on se concentre sur 2 choses: créer de la musique qu’on trouve intéressante, et s’éclater en la jouant pour le plus de monde possible.

Ness Radio : Vous êtes indépendant , le nouvel album est sortie sur le label d’un pote à vous ?

London Afrobeat Collective : Oui on a beaucoup discuté avec plein d’amis, musiciens, et quelques labels qui étaient intéressés mais il faut quand même avouer que ce qu’on ne sait pas forcement c’est que les deals qu’on offre à des groupes comme nous sont vraiment assez pourris malheureusement! Vu l’état du monde de la musique, le fait qu’il y a vraiment pas de sous du tout, les labels sont ultra serrés financièrement, donc ils t’offrent des sommes misérables, et après ils veulent récupérer 80% des ventes, ca vaut franchement pas le coup. Donc on a choisi d’y aller tous seuls, comme ca au moins on contrôle tout nous même, et on a pas de dettes! Le label Canopy Records nous a filé un coup de main pour organiser les vinyles, et la distribution, mais on a voulu rester indépendants financièrement.

Ness Radio : Il y a des super remixes qui sont sorti avec Captain Planet et Voilaaa, comment s’est fait la connexion ?

London Afrobeat Collective : C’est vrai que depuis des années on a toujours bien aime avoir des remixes. Ca vient surement du fait qu’on écoute très peu d’afrobeat classique en fait, donc on est toujours attires par le cote éclectique du genre, le fait que dès l’origine Fela a créé un style en mélangeant plein de styles différents, Jazz, funk, highlife etc… donc on continue dans sa lignée, en testant des recettes différentes. Sur le dernier album on a mis le paquet, presque chaque morceau a eu son remix. On a eu un coup de main de la part du label Canopy, qui sont un peu spécialistes dans le genre, ressortir des vieux morceaux et le remixer, donc c’est principalement eux qui nous mis en contact avec des gens qu’on admirait de loin depuis longtemps comme Voilaaa, Bosq et Kiko Navarro.


Bandcamp

Retrouvez le groupe en concert à L’ALG avec DJ Ness Afro : event

Le groupe sera également en concert à La Clef : https://laclef.asso.fr/evenement/london-afrobeat-collective/

par Dj Ness Afro

Laisser un commentaire