U-Cef ne mixe pas que la musique mais aussi les langues. Dans une même phrase, il peut jongler entre français, anglais et arabe. Pas par snobisme, par obligation. Aujourd’hui résident à Londres, ce batteur de formation a grandi au Maroc. Il y monta notamment un groupe de jazz-rock où déjà, il s’essayait à intégrer de la musique arabe dans des compositions occidentales.
Puis ce fut le virage par les Etats-Unis : « Quand je suis parti à New York, explique-t-il, j’avais toujours cette idée de marier le rock et la funk avec des mélodies du Maghreb mais il n’y avait pas forcément de musiciens compétents pour faire ça. Alors j’ai joué beaucoup, de tout, parfois cinq soirs par semaine. C’était une bonne école. »
Ce n’est qu’une fois arrivé à Londres que U-Cef revient à ses premières envies, un peu par obligation. « J’ai été forcé d’apprendre le travail en studio. A New York, il y a plein de salles de répétition, la musique est dans la rue. Ici, à Londres, tu ne peux pas jouer que de la batterie, la ville est très isolante. Il y a 10000 studios mais ce sont des chambres ! ».
Equipé d’un sampler et d’une boîte à rythme, il compose son premier album Halalium en 1999. Un mix très réussi entre la musique de ses racines et les rythmes trip hop et drum’n’bass de l’époque. Ensuite, malgré les huit années d’intervalle, U-Cef assure ne pas avoir chômer et sort son deuxième album Halalwood en 2008 : « J’ai bossé comme un acharné. J’ai passé cinq ans sur Halalwood. Ce n’est pas un disque que tu peux faire en quelques mois. En tout cas pas avec mon budget ! » — via Rfi
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